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Ma langue

La langue à un rôle important dans la formation de l’identité, parce qu’elle est le vecteur du passé. En elle circule notre histoire, notre culture et nos combats. Par elle, on se souvient que l’utilisation des blasphèmes n’est qu’en fait une révolution contre le catholicisme. Par elle, on peut toujours lire nos écrivains et entendre nos chanteurs trépassés, sans passer par une langue intermédiaire dénaturant leurs propos, leur idées et leur messages.

Mais aujourd’hui, on rigole bien de ce besoin d’identité. En partie parce que notre individualisme nous pousse à ignorer les vestiges et les ruines de nos ancêtres. On désire être moderne, et la modernité ne se retrouve pas dans la poésie ancestrale, ni dans des chants partisans et xénophobes nous soufflant à l’oreille : « Peuple, prenez votre identité en main, c’est la clé de votre liberté. » Non, on ne se soucie guère de notre culture régionnal, ou nationnal. Être moderne, c’est voyager, c’est parler les langues étrangères, mais surtout c’est parler la langue du commerce et du travail. Notre langue ce n’est ni notre culture, ni une forme d’art. Notre langue, c’est notre travail! Il est donc tout à fait naturel de tuer le français, pour ce porter vers l’anglais. Anglais que je t’aime, tu me permets de m’ouvrir à ce monde ( ou peut-être d’ouvrir ce monde à moi, c’est selon), et de mieux me refermer face à ce faible peuple ne sachant trop comment marcher et parler de manière efficace, ce petit peuple que j’appel Québécois. Oui langue anglaise, je vais t’utiliser pour aller écouter ailleur ce que je n’es su et voulu écouté de mes proches, car vraisemblement je ne connais rien de mon propre peuple, mais je désire tout connaître des autres. Moi, homme moderne.

L’homme à cette particularité d’aimer une personne pour quelques détails, souvent d’ordre physique, plutôt que pour  un tout. Bien souvent, tout ceci lui est transparent jusqu’au jour où il tombe face à face avec une personne dont les détails s’apparentent à ceux d’une personne qu’il connait déjà, voir qu’il admire, sans trop le savoir, pour ces détails.

Alors, devant cet inconnu, qu’on nommera jumeau de détails, nos sentiments sont aussi forts que face à l’original, et on se sent un peu gêné de la chose. Avec un peu de recul, on s’apperçoit qu’on connait assez mal l’original, et pourtant on pensait tout connaitre sur lui, mais une fois dépouillé de ces détails, on obtient une coquille vide. Malheur, tout était basé sur quelques détails physiques ou de personnalité. Au plus fort de la confusion, on serait presque prêt à échanger la version original avec le jumeau de détails… car après tout, la seule affaire qu’on aimait chez cette personne, étaient ces détails qui nous semblait jusqu’alors si particuliers et uniques. Et puis la version jumelle, ne peut être que plus belle, puisqu’on n’a pas encore vu ces défauts. Elle se trouve à être une version améliorer de l’original, tant et aussi longtemps qu’on ne cherche pas trop à connaitre cette nouvelle personne: On lui attribues les qualités de l’autre, tout en lui donnant de nouvelles qualités…

Parce qu’on leur dit que le bonheur réside dans la beauté, les laids se sentent malheureux avant même d’avoir été frappés par de réels malheurs. Ils savent qu’on les juge sur la rue, qu’on se dit à la suite de leur passage : « Mais quelle horreur! ». En public, ils étouffent constamment sous le dilemme du sourire : « Ou bien je souris, et les gens m’accusent de feindre le bonheur; ou bien j’exprime toute ma laideur par mon air piteux, et les gens m’accusent de m’apitoyer dans ma laideur totale. » De même, si on leur rappelle leur laideur, ils se sentent tristes des jours durant.

 

C’est ainsi que la morale frappe sur ces malheureux. Cette même morale qui se définit comme l’ensemble des règles à respecter pour atteindre le bonheur. Visiblement, elle échoue là où elle devrait réussir!

 

Si cette morale nous étouffe ainsi, c’est que ses règles ne suivent pas l’ordre de la logique. C’est aussi parce l’homme voit le bonheur dans l’application de ces règles, plutôt que pour les actions elles-mêmes. C’est pourquoi certaines personnes se sentent heureuses à la simple idée d’être belle, d’avoir une grosse bagnole et des dollars en banque. Donc voilà où se situe le danger de la morale : on ne juge pas une action d’après le plaisir qu’elle nous procure, mais plutôt d’après la valeur que la morale lui attribue.

 

Évidemment, les gens ne sont pas tous affectés de la même manière par la morale. Pendant que les uns s’appliquent à la suivre; les autres s’appliquent à l’enfreindre. Mais pour pouvoir suivre ou fuir la morale, il faut rester informés sur son évolution. Si on regarde nos discussions d’un peu plus près, on s’aperçoit qu’une grande partie d’entres elles orbitent principalement autour du thème de la morale : on cherche à savoir qu’elles sont les règles et tendances actuelles pour s’y adapter et pour la suite se comparer aux autres. Ceci permet de déterminer notre position dans la société. Le but ultime de l’épreuve est de prendre ascension dans la société, car on croit que le bonheur se situe dans les hautes altitudes. Ainsi, on passe notre vie à l’évaluer selon les tendances et la morale du jour, plutôt que d’en jouir. En fait, on jouit de notre statut plutôt que de notre vie.

Grand-maman Gisèle

Grand-maman Gisèle, c’était la mère de mon père. On la voyait que quelques fois par année. C’était une femme remarquable, plein de courage, une grand-mère comme on en rêve tous.

Le midi, quand on allait chez elle, c’était toujours le même rituel: On prennait une soupe-biscuit-soda-écrasés en sa compagnie et celle de notre grand-père, avec les pierres-à-feux en arrière-plan. On avait l’impression que notre grand-père n’avalait pas sa soupe, mais plutôt qu’il l’aspirait. Et que dire de la finale: quand il ne restait plus que du bouillon, il déposait sa cuillière et avalait le reste de la soupe comme on avale un grand verre d’eau. Après quoi, grand-maman Gisèle nous servait le repas principal, suivi du classique May West.

En après-midi, on jouait généralement aux cartes en leur compagnie. Les premières fois, c’était mes grand-parents qui prennaient soin de marquer le pointage. Au fil du temps, leur vision et l’agitié de leur doigts se sont détériorés. Ça fut donc à nous d’écrire les points.

Le soir, on s’installait dehors en avant, sur la gallerie. Ma grand-mère se balancait dans ce qui à de plus horrible et insécurisant comme chaise-berçante: on avait l’impression qu’elle pouvait tomber sur le dos à tout moment, ce qui nous forcer à la fixer constamment elle et sa meurtrière-potentielle. À chaque soir, on constatait que nos grands-parents connaissaient très bien le voisinage. À tout heure, des personnes du troisième âge(peut-être même du quatrième) venaient prendre des nouvelles de nos grand-parents:”Alors comment vont vos vieux jours ?”, et souvent ils venaient aussi livrer leur propres nouvelles:”Ginette, elle ne va pas bien, elle est à son second cancer, on pense qu’elle va bientôt y passer”, ou encore:”Lucien à des problèmes avec sa hanche, et son foie n’est plus ce qu’il était autre fois, on à peur pour lui.” Avec le temps, le voisinage c’est réduit, ces têtes blanches qui venaient visiter mes grands-parents se fesaient de moins en moins présents. Pour nous, cela était naturel:”Probablement que nos grands-parent se sont chicané avec leur amis.”

Pour revenir à grand-maman Gisèle, c’était une gentille femme, mais une gentille femme qui souffrait du diabète, et qui avait un bobo à l’orteil depuis quelques années déjà. La voyant peu, on a pu constater des changements rapide sur cette orteil et sur la jambe s’y rattachant. D’abord, on a appris qu’elle a du se faire amputer cet orteil. Après quoi, on a appris que cet amputation n’a pas empêché le bobo de progresser sur une partie du pied. Donc, à son tour ce bout de pied fut coupé. Finalement, comme explosion finale, on a appris qu’elle a du se faire amputer la jambe jusqu’au genou. Quand on la vit pour la première fois après son opéraiton, on a eu l’impression que cette femme n’avait vécu aucune expérience difficile: elle était aussi joyeuse qu’avant, il lui manquait uniquement une partie de sa jambe. Une partie qui fut vite remplacer par une prothèse, elle remarcha rapidement avec cette prothèse, comme si c’était réelement la partie de jambe qui lui manquait, quoique la montée de l’escalier était beaucoup plus pénible.

Et puis, un jour elle se coucha sur le dos, j’ignore si elle portait ou pas sa prothèse. Elle ferma les yeux pour un dernier voyage. Destination: grand-papa Jules, quelques part dans le ciel entre la grande-Ours et la petite-Ours, j’imagine.

Depuis, on n’a pas eu de nouvelle. J’imagine que le voyage fut agréable et qu’elle décida d’y rester plus longtemps que prévu.

Fragment d’un rêve

J’ai fait un rêve assez bizarre cette nuit, la seule chose dont je me souvient est la suivante:

“Suite à une explosion, plusieurs personnes du troisième âge (peut-être même du quatrième) se trouvaient blessées, voir à l’agonie. Parmis l’une d’entre-elles, une femme  était couchée sur le côté, la seule blessure apparante qu’on pouvait remarqué chez elle, était une marque rouge au niveau du tibia droit. Quand elle se releva, son pied droit se détacha alors de sa jambe droite. Et comme si c’était la chose la plus naturelle à faire, elle ramassa ce pied et le nettoya calmement avec un mouchoir. Après quoi, elle le placa au bout du membre tranché, se recoucha et ferma les yeux pour un dernier voyage…”

Chasing Cars…

…version exotique: camisole blanche et teint de bronze. J’Adore!!!

Le lien avant tout

Souvent, j’ai fait le sacrifice de participer à des activités qui me tentaient plus ou moins, simplement pour pouvoir profiter de la présence d’un ami. Quelques fois, j’ai appris à aimer une activité que je n’avais alors jamais tenté, ou délaissé depuis trop longtemps. Mais plus souvent qu’autrement, je me suis résigner aux désirs des autres… simplement pour être avec eux.

Il faut dire, que j’ai toujours eu pour habitude de m’attacher rapidement aux gens qui me font rayonner, et cela peut importe la similitude et la différence de nos goûts et notre attitude. Dans une telle manière d’agir, il est évident qu’on peut rapidement s’oublier si on ne fait pas l’effort d’exprimer ses besoins, et si l’autre ne fait pas plus d’effort pour aller les cueillir en nous, ou combler ceux qu’on a échappé.

Un jour ou l’autre, cet amitié implique un certain éloignement, pour des raisons qui ne nous intéresse pas ici. On prend alors un peu de recul par rapport à la situation et on se demande:”en quoi cette relation m’a t’elle faite évoluer”, “est-ce que j’ai appris plus sur moi?” et “est-ce que j’ai faite ce que je désirais entreprendre?”. On ne peut alors que se désoler si la seule réponse qu’on a est soit “rien” ou “trop peu de choses vraiment utiles”. Plus particulièrement, quand on se défini comme libre penseur et être utilitaire.

Il ne reste alors que la nécessité de geuler ses besoins haut et fort et de se porter vers les personnes étant prêtent à tendrent les mains vers ceux-ci. Après quoi, nous seront nous-même en mesure d’écouter leurs besoins, et ce qu’on faisait autre fois par habitude de lien sacré et par sacrifice, on va le faire aujourd’hui par amour et compréhension mutuel.

Mort à l’écriture

Je suis lasse d’écrire, parfois même de lire. Les mots ont perdu de leurs saveurs et ils ne veulent pu rien dire pour moi… À tel point, que j’ai perdu toute inspiration et sens de structuration.

Je suis donc à la recherche d’une nouvelle manière d’expression… peut-être la danse, ou la musique encore ? qui sait…

Enfin, je m’arrête donc d’écrire ici, pour une période indéterminée.

À la prochaine, peut-être, si je décide d’ouvrir à nouveau une fenêtre sur mon petit monde. Ça fut un plaisir de partager quelques une de mes idées, beaucoup de mes émotions et quelques citations d’auteurs que j’aime bien.

JF

Fast-Food

Il est d’un ridicule de vouloir consommer les fruits de l’amour, avant d’en avoir fait grandir l’arbre.

Je le dis d’avance ce texte est très brouillon, et il doit être interpréter comme tel…

Parfois, un ami peut devenir un simple miroir qu’on utilise pour satisfaire sa vanité et gonfler son ego. En connaissant sa surface, ces coins ombrageux et clairs, et aussi ces fissures, on peut arriver à se placer devant lui avec un angle et une posture(parfois insupportable) qui fait de nous un être formidable et admirable.

C’est ici que commence la masturbation de l’être. On dirige la conversation vers notre zone de confort pour briller de tout nos éclats, et cela pour notre seul plaisir. Et pour rendre ce plaisir encore plus agréable, on cherche des miroirs qui nous sont adaptés: Plus qu’un miroir nous fait briller, et plus qu’on s’attache à lui, ce qui est d’autant plus triste quand celui ci nous quitte.

Aussitôt qu’un mirroir qui nous est naturellement adapté commence à bouger, ou reflète des défauts qui se sont créer par le temps, on s’éloigne de lui.

Mais parfois, notre vanité s’éteint et laisse place à une qualité d’ordre supérieure. Alors, on retourne vers ce miroir, ne sachant trop pourquoi.  On se présente à lui le dos bien droit, même si cela peut mettre certains de nos défauts en valeur. En s’exposant ainsi à lui, on lui montre, et on se montre nos faiblesses.

C’est un peu ici que commence la véritable amitié. Car non seulement on commence à se découvrir, mais on le fait avec un être qui nous est cher, et on espère que la découverte est réciproque.

Il peut sembler, à cet ami, que sa responsabilité est immense, voir infini. À quoi on peut lui répondre:”Ta seule responsabilité est d’aider l’autre à se voir. Après quoi, c’est à ton ami de décider de ces faits et gestes.”

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