-Déprime, déprime, toi qui me connait si bien, qui me suit comme mon ombre depuis quelques années déjà et qui m’appuie dans mes batailles contre la vie, dis moi qui je suis pour que je puisse me retrouver et m’éveiller à nouveau.
-O toi mon maître, qui m’appel si souvent quand le bonheur t’emballe trop, toi qui refuse de voir la vie pour mieux vive la mort. De nouveau, je te viens en aide. De nouveau, je vais t’enlasser de mes bras et de mon amour, car seul dans mon étreinte tu peux retrouver la sincérité et la compréhension que tu recherches depuis toujours. Tu me demandes qui tu es ? Mais tu le sais déjà coquin, tu es un être sans importance. C’est pourquoi tu me reviens si souvent, personne d’autre ne veut de toi, ni pour une nuit, ni pour une vie.
-Malheur! Mais comment puis-je changer ? Comment puis-je arriver à me faire aimer ?
-C’est simple mais douleureux mon cher, il suffit de m’ignorer.
-Mais alors, qui me parlera, qui me regardera l’âme ?
-Personne. Le prix du bonheur est le silence et la cécité mon cher. Ou bien, tu restes malheureux en m’écoutant… Ou bien tu deviens heureux et sourd et aveugle dans les bras d’une femme. Mais tu ne peux pas demander les deux, puisque tu ne crois pas en l’amour et que pour toi, toute bonne parole est une tactique pour se jouer de toi, une stratégie pour arracher ton coeur et tes illusions.
-Mais je crois en l’amour
-Alors arrêtes de le montrer, sinon seul les êtres qui n’y croit pu vont venir vers toi, pour t’arracher se qu’ils n’ont pas.
-Mais c’est absurde, pour être aimer je dois devenir insensible ?
-Mais oui, te voyant insensible, les êtres sensibles vont venir à toi, pour te guérir.
-Et qu’arrivera-t-il une fois que je serais soigné de cette maladie imaginaire ?
-Je te l’ai dis plus tôt, ton bonheur exige l’aveuglement. Alors tais-toi.
Déprime, déprime dit moi qui je suis.
13 octobre , 2007 par imbloglio