“Voici le début d’un sujet qui me tient à coeur: l’interprétation du monde. Ce texte se trouve à être seulement les premiers paragraphes d’un texte plus long sur ce sujet…”:
Le dos plaqué au sol, les yeux rivés sur un ciel laiteux d’un été qui s’achève, elle lui pointa un nuage et lui dit « Regarde comme il est beau celui-là ». Croyant bien faire et avoir vu la même chose qu’elle, il lui répliqua : « Mais oui, le coquin, il ressemble à un cheval cherchant sa liberté en haute altitude. » Elle lui sourit et lui dit : « Mais non gros dada, ce nuage c’est une femme qui donne le sein à son enfant. » …
Cette petite histoire de nuage, c’est un peu l’histoire de notre vie : On a beau faire face au même événements, observer les mêmes lieux et les mêmes choses, mais chacun y voit se qu’il désire y voir, tout en croyant que l’autre a vu les même choses. Malheureusement, c’est rarement le cas. Nos humeurs, notre culture, notre passé, notre vigilance, bref tout notre être, font de notre vision du monde une interprétation subjective, personnelle et unique!
Les arts sont la première preuve de ce monde comme interprétation. Jamais deux peintres ne dessineront une même scène de la même manière, et pourtant ils voient tous la même chose, c’est que la vision de chacun d’eux les portent sur des détails différents. Ces détails sont alors diminués ou augmentés dans la peinture, selon ce que le peintre désir communiquer. Et à leur tour, les consommateurs, les mangeurs d’œuvres et d’hors-d’œuvres vont interpréter ces peintures à leur manière.
Ce même phénomène de vision téléscopique (voir une scène pour ses détails, plutôt que pour son tout) et d’interprétation personnel se répète face aux gens. Ainsi, notre amour ou notre haine pour une personne est souvent plus attribuable à quelques petits détails, voir à un seul détail particulier, qu’à l’ensemble de la personne. Sinon comment expliquer l’effet de la première impression ? En quelques secondes, nos sentiments et notre attitude se dressent face à une nouvelle personne. On la connaît si peu, mais on a l’impression de connaître déjà tout son caractère, et à ce titre, on fera tout se qui est de notre ressort pour conserver la même impression que notre premier impression. On filtre les informations pour garder une image correspondant à l’image qu’on a de la personne et on s’explique certains comportements ne correspondant pas à notre modèle par des idées tordus et irréalistes. Bref, on cherche à être en accord avec nous même, avec nos préjugés.
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