« Abandonnée, tu dévellopes une accuité plus grande et plus fine de tout ce qui concerne celui qui t’as délaissé. Ton cœur réinterprète alors les dernières discussions, et tes oreilles et tes yeux prêtent une attention particulière aux sources de communication normalement utilisé par le délaisseur.
Ainsi, à chaque fois que le téléphone sonne, tu crois entendre les cloches de la délivrance t’annoncant la fin de cet abandon pour finallement prendre conscience que cette appel ne te concerne pas. Après quoi, ou bien c’est les prières devant MSN : « Mon Dieu, Bon Dieu, faite que son statut ne soit pu away », ou bien des clics sur le bouton actualiser du navigateur afin de mettre à jour une page commune.
Pendant ce temps, le monde continue à tourner et toi tu continues à vieillir. Parce que tu désires accélérer le temps, précipiter la discussion et la rencontre, t’arrêtes toutes autres activités. Tu n’as qu’un seul objectif c’est celui de te retrouver à nouveau dans les bonnes grâce de ton délaisseur, car avec lui, tu as tant eux de souvenir, et tu t’es senti bien et apprécié.
Mais attendre l’autre ce n’est pas vive, tu dois jetter tout ce qui te possédent, tout ce qui n’est qu’un frein à ta vie, et contempler l’incinération de tes chaînes. Cherche à aller vers les bras qui s’ouvriront devant toi, plutôt qu’à ouvrir des bras sauvagement croisés. »
Ce soir, j’ai décidé d’arrêter d’espérer un renouement d’amitié avec mon ex. J’ai aussi décidé de délaisser mes délaisseurs, pour combien de temps, je l’ignore…
Ainsi soit-il.
Je crois que cela demande une infinie source de courage…
… Tant de rompre les liens avec des personnes que l’on a jadis portées si haut, mais aussi d’apprendre à refaire confiance aux inconnus, à ceux qui ne demande qu’à nous apprivoiser.
Je suppose qu’il s’agit là de mettre son espoir au bon endroit. Non pas en ce qui a été, mais en ce qui sera.
Mais c’est d’une souffrance inouïe que de devoir renoncer! Mais aussi d’une telle libération, lorsqu’on y parvient enfin.
L’attente ne mène a rien..
@Eve: La frontière entre le courage et l’insouscience a toujours été mince. L’essentiel de l’épreuve n’a pas été de couper les ponts, car cet idée fut plutôt éphémère, mais plutôt d’arrêter d’attendre devant ces ponts levés ou artificiellement levés.
@Jessica: Effectivement! Malheureusement ça m’a pris toutes ces années pour le comprendre.